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Traditions n° 20


Réf. : TR020

ISBN: M06413-20

Nombre de pages : 100

Format : 21.5 x 29,5 cm

Date de parution : 25 mai 2018

Description :

Pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire, que les Anglais appellent les "guerres françaises", les armées d'outre-Manche ont assez rarement affronté les Français. Et, lorsqu"elles l''ont fait, la cavalerie britannique n'a, le plus souvent, joué qu'un rôle secondaire dans lequel elle a assez peu brillé. Pourtant, en juin 1815, la cavalerie royale, manifestement requinquée, a largement contribué à la victoire alliée lors de la bataille de Waterloo (voir page 57).
En avril 1794, la charge de la cavalerie lourde du général Ott, certes mêlée aux cuirassiers Autrichiens, avait déjà emporté dans son élan les troupes révolutionnaires lors de la bataille de Beaumont-en-Cambrésis (voir page 46). Mais cette brillante victoire tactique anglaise est longtemps restée sans suite. Durant les guerres de la péninsule Ibérique, cette même cavalerie, surtout remarquée pour son indiscipline, est principalement restée cantonnée dans son rôle de second plan (voir page 48).
Pendant toutes ces années, les Anglais ne sont heureusement pas restés inactifs et, en tenant compte de ce qu'ils observaient sur le continent, ont modifié de fond en comble le recrutement, l'équipement et le fonctionnement de leur armée. La cavalerie britannique, qui avait énormément de retard sur ses homologues européennes, a largement profité de cette modernisation (voir page 14). C'est parce qu'elle a su combler ses incroyables lacunes qu'elle a finalement été en mesure de redorer son blason à la fin du premier Empire.
L'élite de cette cavalerie est évidemment la garde royale anglaise à cheval, constituée des Life Guards et des Horse Guards. Ces deux unités ont une longue histoire mais des origines différentes ; ce n'est que depuis 1820, et grâce à leur excellent comportement sur les champs de bataille, que les Horse Guards, surnommés les Blues en référence à la couleur de leur uniforme, font officiellement partie de la maison royale. Ensemble, à cette époque, les Life Guards et les Horse Guards forment la Household Cavalry (voir page 40).
Voulue par le prince-régent, le futur George IV, la modernisation de l'équipement de cette cavalerie a été menée par étapes. Plutôt réussie, elle conservera toutefois un point faible avec le nouveau sabre qui, confronté à la réalité du terrain, sera jugé "trop lourd, trop court et trop large" (voir page 89). Le nouvel uniforme, introduit en 1812, marque lui aussi une rupture avec les pratiques antérieures. Décrié parce que trop inspiré par les tenues françaises, il ne fait pas l'unanimité. Sans doute cette uniformisation passe-t-elle mal parmi des officiers habitués depuis trop longtemps à des accommodements avec la règle (voir page 73).
Ce dossier exceptionnel, qui réunit pour la première fois en langue française une documentation considérable sur l'élite de la cavalerie anglaise, est dû aux recherches et à la ténacité de Ronald Pawly et de Jean-Jacques Prévost. C'est aussi grâce à eux que nous pouvons présenter une abondante iconographie sur les tenues et l'armement de la Household Cavalry, l'élite de la cavalerie britannique.

Traditions n° 20

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