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Revue Napoléon hors-série n° 1, (nouvelle série)


Réf. : RNHS01

ISBN: L19777-1H

Nombre de pages : 84

Format : 21,5 x 29,5 cm

Date de parution : 16 juil. 2015

Description :

Le 12 avril 1814, Napoléon confie à Caulaincourt :"Decrès (...) a rendu de grands services à la marine. (...) Mon matériel est supérieur à celui des Anglais. Je laisse plus du double du nombre de vaisseaux qu'avait la France à mon retour d'Egypte. J'ai cent deux vaisseaux de ligne, un grand nombre à trois ponts et un nombre proportionné de frégates et autres bâtiments." Il est vrai qu'en treize années de ministère, l'amiral Decrès (voir page 48) a réalisé un travail considérable, lançant 83 vaisseaux et 65 frégates, et portant la marine impériale à un niveau qu'elle ne connaissait plus depuis Louis XVI.
Même s'il est exact, ce bilan doit être nuancé.
La situation s'était fortement détériorée au début de la Révolution (voir page 8), le fonctionnement de la marine ne pouvant s'accommoder des principes égalitaires portés par les utopistes. Plus que toute arme, le fonctionnement de la marine ne peut tolérer l'incompétence et l'indiscipline. Quelques mois de mutineries et le départ de beaucoup officiers nobles détruisent plus sûrement le résultat de siècles de labeur que bon nombre de batailles perdues. Si l'on rajoute à cela les rivalités éternelles entre administratifs et marins embarqués (voir page 79), aucun observateur n'aurait pu anticiper le développement de la marine française !
Mais la marine ne peut s'apprécier au travers des seules statistiques. Elle obéit aussi à des règles d'emploi immuables et complexes. Les expériences menées à Boulogne (voir page 34) montrent clairement que tout soldat ne peut pas se transformer en un marin efficace, qu'une flottille, aussi importante soit-elle, ne peut lutter contre une marine aguerrie et que seule la maîtrise des mers peut favoriser une opération amphibie. Faute de l'avoir compris, Napoléon devra renoncer à envahir l'Angleterre. Pire encore, il devra assumer l'héritage de Trafalgar qui garantit à la Royal Navy un siècle entier de domination sur les océans.
Pendant le Consulat et l'Empire, les vaisseaux de notre marine ont passé plus de temps à esquiver la confrontation dont ils ne pouvaient sortir vainqueurs qu'à braver les flottes anglaises. Trop de marins français ont subi la captivité dans les redoutables pontons d'Angleterre (voir page 70) pour prendre la menace à la légère. Même à la fin de l'Empire, dans le port d'Anvers puissamment armé (voir page 58), celui-là même que Napoléon visitait en grande pompe en 1810, la faiblesse de la marine française est patente et peine à résister à un simple coup de main britannique.
Pourtant, en dépit de ces faiblesses, la marine impériale méritait bien le coup de chapeau que nous lui donnons aujourd'hui.

Revue Napoléon hors-série n° 1, (nouvelle série)

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